– Zoom sur…

Retrouvez ici régulièrement un éclairage sur les missions ou l’actualité de l’Onda, ainsi que les éditoriaux publiés dans notre newsletter, La Lettre de l’Onda.

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S’ADAPTER
EXPÉRIMENTER

éditorial, juin 2021

Chaque année, la Rencontre des partenaires de l’Onda à Avignon nous permet de rendre compte de nos actions en matière de repérage, de conseil, de coopération ainsi que de soutiens à la diffusion et financiers.

Cette année 2020 a été profondément marquée par la pandémie, par la fermeture des lieux, par l’impossibilité pour les artistes de montrer leur travail et de rencontrer les publics. Cette matinée a donc été l’occasion de faire un point sur les mesures exceptionnelles et les expérimentations que nous avons mises en place durant cette année afin de continuer de soutenir l’ensemble du secteur. Le moment était aussi venu de partager notre nouvelle mission sur le développement numérique que nous a confiée le ministère de la culture dans le cadre des fonds de relance : l’aide aux diffusions alternatives numériques. Pour finir, une table ronde portant sur le thème « Numérique et spectacle vivant », tout reste à imaginer, réunissant Maxime Fleuriot, Simon Fleury, Paul Rondin, Catherine Rossi-Batôt, Margaux Vendassi et modérée par Marie Sorbier a clôturé cette rencontre durant laquelle nous aimons prendre le temps, avec vous partenaires, de revenir sur le travail accompli et de partager les projets à venir.

Nous vous invitons à visionner le Facebook live de la rencontre et à découvrir les activités de notre première demi-saison « septembre 2021 / janvier 2022 », que nous avons, comme l’année précédente, construite en deux temps afin de conserver le plus de flexibilité et de réactivité possible.

 

 

POPULAIRE,
C’EST-À-DIRE ?

éditorial, juin 2021

La reprise récente par une ville du sud de la France, en régie directe, d’une scène conventionnée d’intérêt national, dont la qualité du travail n’était plus à démontrer, ravive les inquiétudes face à la possible perte d’indépendance du directeur ou de la directrice dans ses choix artistiques.

Certaines collectivités territoriales décident, parfois unilatéralement, de reprendre en main les scènes publiques de leur territoire, souhaitant ainsi proposer des saisons qui répondent, la plupart du temps, à la demande d’une partie de la population, voire à des choix personnels de certain·es décisionnaires. Certes, au regard de la libre administration des collectivités territoriales, nous pouvons nous sentir impuissant, mais nous ne cesserons jamais de rappeler qu’un théâtre est, et doit demeurer, un service public des arts et de la culture et non un outil de divertissement et de communication. Sa programmation doit être associée à des actions de sensibilisation en direction de toute la population. Le respect des conventions et des cahiers des charges signés par les partenaires doit garantir l’autonomie et la liberté de programmation, ce qui est également clairement énoncé dans la loi LCAP. Les équipes professionnelles disposent d’une importante expertise artistique éprouvée et de la connaissance des publics, forgée au cours d’années de travail et de développement sur le terrain. Pourtant, elles se voient souvent remerciées et remplacées et, sous couvert de vouloir élargir et rendre plus « accessible » l’offre théâtrale, les édiles reprennent en main la programmation pour se diriger vers des propositions qu’ils considèrent plus populaires et divertissantes.

Le service public des arts et de la culture, que représente le théâtre, ne peut être instrumentalisé afin de flatter ou de consolider un électorat. Il a pour mission avant tout d’accompagner nos concitoyen·nes sur les chemins de l’émancipation, et de développer leur sens critique par une éducation au sensible. Tout cela passe par la construction de saisons culturelles réfléchies avec exigence et professionnalisme et qui restent en harmonie avec leur territoire. Qui mieux qu’un programmateur ou une programmatrice expérimenté·e peut sélectionner des propositions artistiques de qualité, exigeantes et accessibles à tous ?

Nous devons, collectivement, programmateurs et programmatrices, artistes, élu·es, être vigilant·es et ne pas céder à une politique de la demande qui précipiterait la chute d’un service public, celui des arts et de la culture.

 

 

ÉGALITÉE !

éditorial, mai 2021

Le féminicide de Mérignac, 39e de l’année 2021, nous rappelle avec une extrême violence qu’il reste encore beaucoup à faire pour la cause des femmes. D’autant plus qu’après les longues périodes de confinement que nous venons de traverser, les signalements de maltraitances faites aux femmes, et par conséquent aux enfants, ont augmenté de façon fort inquiétante. Ces violences et inégalités prennent différents visages et sont présentes dans de nombreuses sphères.
Combattre le viol, le harcèlement sexuel, les violences sexistes et sexuelles, et toute forme d’emprise, est l’une des mesures phares du plan annoncé par le ministère de la Culture aux Assises de la Parité en 2019. L’ensemble de la profession a demandé au groupe de protection sociale Audiens, avec le soutien du ministère de la Culture, d’activer une cellule d’écoute à destination des victimes et des témoins de viol, d’harcèlement sexuel, de violences sexistes et sexuelles dans le secteur du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma.
La neuvième édition de « l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication », publiée le 8 mars dernier à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, offre un état des lieux récent des différences qui persistent en matière d’emploi, de rémunération, d’accès aux moyens de création… 30% des établissements de création et diffusion artistiques sont dirigés par une femme. Dans le secteur du spectacle vivant et de la danse, 38% des spectacles programmés ont été créés par des femmes. L’écart moyen de revenus des artistes-auteurs entre hommes et femmes se situe autour de 24%, au détriment des femmes.
A une échelle plus macro, lors de réunions par exemple, force est de constater que les femmes ont moins de temps de parole et qu’elles sont parfois victimes de remarques misogynes. Face à cela, l’équipe de l’Onda reste attentive à la représentativité qu’elle donne aux femmes et équilibre la présence des artistes lors de ses rencontres. Ainsi, en 2020, 59% des artistes invité·es à intervenir auprès des partenaires étaient des femmes.

Ces phénomènes, banalisés, commencent à changer, entre autres depuis les mouvements de libération de la parole tels que #metoo, mais la lutte pour l’égalité des droits passe par la connaissance de la réalité et la reconnaissance des situations discriminantes. Il est donc indispensable de rester vigilant à son endroit et de contribuer activement à ces changements.

 

 

QUEL AVENIR
POUR L’INTERNATIONAL ?

éditorial, avril 2021

L’activité internationale est particulièrement impactée par la crise sanitaire. Cela rend encore plus urgentes les questions que nous travaillons à l’Onda, sur le déplacement physique et celui du regard.

La mobilité pose un grand défi la saison prochaine, menaçant incontestablement l’accueil de spectacles internationaux au sein des programmations. Mais ce contexte ne nous invite-t-il pas à développer une vision de l’international où la mobilité physique n’est qu’un élément parmi tant d’autres pour nous reconnecter, nous ressourcer de diversités et tisser des solidarités ?

Les professionnel·les travaillant sur la trajectoire Les pratiques artistiques transnationales / postnationales, dans le cadre de RESHAPE*, nous font une proposition dans ce sens : « le système ou le collectif idéal que nous [pouvons] imaginer ensemble, [n’est] pas nécessairement un espace physique où se rassembler ou se connecter directement ; il s’agit plutôt d’un écosystème flexible que les gens peuvent cultiver eux-mêmes, et rendre pertinent selon leurs propres contextes et réalités partout dans le monde ».

Attentive aux évolutions à l’échelle internationale, l’équipe de l’Onda reste mobilisée pour soutenir la coopération et l’échange, et propose différentes rencontres conçues dans la durabilité et l’accessibilité. Un atelier de montage de tournées internationales aura lieu en ligne le 11 mai, afin de renforcer la collaboration autour des accueils de spectacles étrangers. Les projets des précédents ateliers continuent d’être soutenus et, au vu du contexte, ce soutien a été prolongé d’une saison. Une Rida internationale sera organisée dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles les 21 et 22 mai, portant sur la thématique du regard (occidental) sur les œuvres artistiques (non-occidentales). Le Parcours Croatie-Slovénie, commencé en début de saison en ligne, se clôturera par un voyage à Ljubljana fin mai, durant la plateforme Trigger, et un second à Zagreb début juillet, dans le cadre du festival Perforacije. Le Cycle thématique sur le handicap, en partenariat avec le British Council, tiendra sa dernière réunion en ligne au mois de juin, un Focus danse international, en présentiel et en ligne, sera proposé du 8 au 11 juin à Lyon durant la Biennale de la danse et la conférence finale de RESHAPE, qui clôturera 3 années de réflexions et de conception d’outils de transformation du secteur, débutera la saison en septembre prochain.

Ces propositions, nous l’espérons, vous aideront à donner à l’international sa dimension transformatrice, qui prend en compte les valeurs et enjeux qui occupent le monde aujourd’hui. Une dimension qui nous permet de continuer de s’ouvrir aux autres, d’affûter notre regard, de croiser nos valeurs.

*projet européen qui, par la recherche-action menée par des acteurs du terrain, vise à penser la transformation de notre secteur.

 

 

S’UNIR POUR MIEUX
SOUTENIR

éditorial, mars 2021

Si, pour la réussite des équipes artistiques, une implantation locale est indispensable, une présence soutenue hors de leurs régions d’origine l’est tout autant. Afin d’accompagner durablement la diffusion des équipes artistiques, l’Onda opère, depuis ses débuts, des partenariats avec des interlocuteurs régionaux, construits sur mesure selon les réalités et besoins. En septembre 2020, l’Onda s’associe avec la Région Centre-Val de Loire et Scène O centre, réseau d’appui artistique et d’échanges entre professionnels qui réunit une grande diversité d’acteurs culturels du territoire. Ensemble, ils créent une Convention de soutien afin d’aider des compagnies du Centre-Val de Loire à rencontrer les publics des autres régions.

Depuis, les programmations hors Région Centre-Val de Loire de deux spectacles, Je suis la bêtede Julie Delille (Théâtre des trois Parques) et Monuments hystériques de Vanasay Khamphommala (Lapsus chevelü*), sont soutenues financièrement à la diffusion. L’Onda intervient, auprès des lieux et festivals, par l’intermédiaire d’une garantie financière et la Région Centre-Val de Loire prend en charge les frais de voyages et de transports. Le contexte sanitaire actuel impactant sévèrement la diffusion des compagnies, les partenaires de la Convention ont décidé d’allonger d’un an le soutien financier de ces spectacles et d’y adjoindre Seul ce qui brûlede Julie Delille et Écho (création été 2022) de Vanasay Khamphommala.
Parallèlement, deux nouveaux lauréat·es viennent d’être sélectionné·es : Clémence Prévault avec Matiloun et la Compagnie l’Idée du Nord de Benoît Giros avec Jubiler.

D’autre part, pour pallier l’impossibilité de jouer Monuments hystériques cette saison, la compagnie Lapsus chevelü et le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia ont coproduit un film tiré du spectacle qui sera proposé en avant-première le 25 mars à 20h via ce lien.

Pour plus de détails sur ce dispositif et les modalités précises de prise en charge, n’hésitez pas à consulter le site internet de l’Onda.

*Lapsus chevelü, dans le cadre de la Convention, suit un accompagnement personnalisé d’aide à la structuration dispensé par  T.T.C. Tous Talents Confondus.

 

 

RESHAPE : UN MANUEL POUR REPENSER                          LE MONDE DES ARTS ET DE LA CULTURE

éditorial, février 2021

Le projet de coopération RESHAPE a vu le jour en 2018 dans un contexte de profondes évolutions politiques, technologiques, économiques et écologiques, et de prises de conscience vis-à-vis des inégalités d’accès et de représentations. Piloté par l’Onda et cofinancé par le programme Europe créative de l’Union européenne, RESHAPE a été créé par 19 organisations nationales européennes et sud-méditerranéennes, œuvrant dans le secteur du spectacle vivant, pour qui l’évolution nécessaire du secteur doit passer par un processus d’innovation inclusif et venu du terrain. Quarante professionnelles et professionnels du milieu culturel, qui expérimentent déjà de façon opérationnelle de nouvelles façons de penser et de mettre en œuvre leurs projets, ont alors commencé à échanger, chercher et imaginer, autour de 5 thématiques, les stratégies et outils de cette transformation.

Des prototypes, propositions concrètes issues de ces 3 années de réflexion collaborative et transnationale, viennent d’être publiés sur le site internet de RESHAPE. Présentés sous forme de jeu de cartes, plan de maison, questionnaire, appel à mobilisation…, ces prototypes proposent de nouveaux modèles de travail et d’organisation alternatifs, tels que Introduction to Solidarity Economies Proposals, Governance Of The Possible, The Solidarity Tax, Value of Art in Social Fabric, afin de mettre en place une transition vers un écosystème artistique plus équitable, solidaire et durable. Une version imprimée sera disponible début mars 2021.

La communauté RESHAPE encourage tou·tes les artistes, travailleur·euses et organisations culturel·les à découvrir le vaste matériel que représentent les prototypes, se les approprier et les appliquer dans leurs pratiques quotidiennes afin de contribuer, à leur façon, à un changement des arts et de la société.

**C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Nevenka Koprivšek, fondatrice et directrice de Bunker, militante de la scène artistique et culturelle slovène et européenne. Bunker est partenaire de longue date de l’Onda et du projet RESHAPE. Nous adressons nos sincères condoléances et chaleureuses pensées à sa famille, à ses proches et à toute l’équipe de Bunker.**

 

 

2021 L’ANNÉE DES POSSIBLES

éditorial, janvier 2021

Toute l’équipe de l’Onda vous souhaite une belle année 2021. Avec davantage de vision et de perspectives que l’an passé, nous l’espérons de tout cœur.

Lors de la Rida pluridisciplinaire qui a eu lieu au Mans les 11 et 12 janvier derniers, nous avons constaté qu’il y avait plus que jamais un vrai besoin collectif, de la part des programmateur·rices et artistes présent·es, de parler, d’échanger sur les inquiétudes de chacun·e et plus particulièrement sur l’engorgement auquel les structures de diffusion vont devoir faire face.

En effet, cela va faire un an qu’une grande partie des spectacles programmés sont continuellement reportés et que parallèlement, les compagnies artistiques continuent de chercher, répéter, créer. Tout présenter semble difficile et engendre la nécessité d’imaginer d’autres façons de diffuser.

Cette situation nous renvoie une fois de plus au fait que la politique de production et de programmation à tout prix dans laquelle nous nous trouvons depuis des décennies doit être repensée. Les créations qui ont pu profiter de ces longs temps de plateau ne pourront pas toutes être vues. Pourquoi ne pas prendre le temps de mûrir les projets amorcés en 2020 dans des conditions inhabituelles et présenter ce qui est prêt à rencontrer le public ?

Les artistes et les lieux qui les accueillent ont un réel besoin d’échanger sur ces enjeux. Certains ont également envie de penser ensemble cette transition culturelle afin d’imaginer les modèles de diffusion de demain. A suivre…

 

 

IL EST URGENT DE PRENDRE LA PAROLE…                       ET DE L’ÉCOUTER

éditorial, décembre 2020

Yalda Younes, artiste, danseuse, chorégraphe et yoga thérapeute, a été invitée le 20 novembre dernier à une de nos rencontres en ligne : la Rida internationale. Nous lui avions demandé de nous parler de sa vie, de ses convictions, de ses obsessions, de son travail. Elle a partagé avec nous ses pensées, que vous retrouverez dans le texte ci-dessous, texte qui dit beaucoup de nous, de l’année écoulée, de nos situations multiples et inégalitaires. Nous avions envie de vous le partager.

 

« No business on a dead planet… I can’t breathe… Me too… Leave no one behind… How many suicides do you still need?… System change not climate change… We have space… They tried to kill us, they didn’t know we were seeds… No justice no peace… ». Voici quelques slogans qui sont restés avec moi cette année, entendus dans différents mouvements aux 4 coins du monde. J’ai l’impression que nous vivons dans une période condensée du temps où le monde, exposé à lui-même à travers la vie numérique, est en train de déverser à la fois ce qu’il a de plus laid et de plus gracieux.

Sur le plan personnel, ces 13 derniers mois ont été une succession de crises et de pertes de repères. Et même si j’ai la chance d’avoir retrouvé aujourd’hui un semblant de sécurité, je continue de remuer dans la tête l’intensité de ces expériences récentes, comme pour tenter d’y voir plus clair et d’en assimiler autre chose que le deuil d’un chez-soi.
Tout bousculement d’un ordre préétabli remet au premier plan ce qui, auparavant, faisait partie d’un paysage ordinaire. Alors je ressens le besoin de ralentir le temps pour méditer sur cette période transitoire, avant qu’un nouvel ordre se rétablisse et rende l’essentiel invisible à nouveau.

Le 17 octobre 2019, la révolution libanaise débute par l’occupation de l’espace public, rendant visible nos différents corps sociaux, auparavant fragmentés par l’ultra-privatisation, le clientélisme et le confessionnalisme. La rue rassemble un peuple dans une joie inouïe, et une abondante force chorégraphique. Un élan populaire jamais vécu auparavant et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi seule. Le paradoxe de la foule.

Quelques semaines plus tard, les scénarios dramatiques devant les banques refusant à leurs clients leur propre argent, ainsi que les licenciements de masse, détournent l’attention des médias internationaux des images du jet-setter libanais, pour enfin laisser voir la misère absolue des plus vulnérables, les frigos vides, les sans-abris et les histoires de suicide pour petite note d’épicerie. En parallèle, l’hyper-inflation se creuse avec l’effondrement d’une économie et d’un système bancaire qui, comme un château de sable, étaient construits sur un leurre. Mais comment vivait-on avant ? Comment cela a-t-il pu durer pendant toutes ces années ? Qu’aurions nous fait différemment, si nous étions mieux informés ? Qui est responsable, et qui ne l’est pas ? Tous les paramètres se brouillent. Nous avons tout perdu, même le fait de pouvoir nous lamenter sur notre sort.

La Covid arrive alors avec ce danger global qui, l’espace d’un court temps de répit, me libère de mes angoisses quotidiennes, dont celle de transformer mon appart en stock de produits aux prix en hausse libre. Malgré la tragédie à laquelle j’assistais à travers mon écran et la terreur de perdre mes proches, il y avait quelque chose de fantastique : le futur était ajourné… quel soulagement ! Cette idée m’obsédait, me rendait jubilante, je sentais littéralement le poids de ce futur quitter ma poitrine. Je me suis répété que je ne voudrais jamais oublier cette sensation. Sauf que… Très vite, la réalité nous rattrape, et ce virus qui semblait unir le monde en ne faisant aucune distinction, était en fait un miroir grossissant qui reflétait nos dysfonctionnements. La pandémie a mis en lumière le déséquilibre global dans l’extraction, l’exploitation et la répartition des ressources vitales, l’inégalité des opportunités, et le privilège dont bénéficient certains au dépend de l’injustice que subissent d’autres. Au premier plan, elle a laissé voir les personnes âgées ou immunodéprimées, les travailleurs dits essentiels et de première ligne, et toutes celles et ceux qui n’ont pas le luxe de pouvoir rester chez soi. Parmi ceux-ci, nous notons une grande majorité de personnes de couleur ou minorités culturelles, travaillant au service du blanc privilégié.

C’est dans ce contexte global que le 25 mai 2020, les écrans du monde entier ont témoigné du meurtre brutal de George Floyd aux États-Unis. La disparité raciale de la violence policière, qui auparavant remuait principalement la communauté locale, a cette fois enragé la planète entière. La question du racisme systémique, en lien avec le colonialisme, commence enfin à être adressée sérieusement et profondément dans tous les pays et toutes les disciplines, avec quelques centaines d’années de retard.

Retour à Beyrouth. Le 4 août 2020, mon appartement explose et avec, ceux de mes amis, ma famille, mes collègues, mes voisins… la ville entière a explosé. Une ville éventrée, ensanglantée. Un incident de l’histoire beaucoup trop traumatique, et dont il est beaucoup trop tôt pour en parler sensiblement. Mais je souhaite partager avec vous la force symbolique d’une image. L’image d’une ville entière qui a perdu toutes ses portes et toutes ses fenêtres, et dont les survivants n’avaient plus le choix que de se regarder en face, sans intermédiaire et sans protection aucune.

Alors voilà, mon petit déroulé d’une année de crises, une année où j’ai tant perdu mais peut-être gagné à mieux voir, une année qui n’a pas arrêté de tout remettre en perspective, et dans laquelle je patauge encore.

La place de ma pratique artistique dans tout cela ? Je n’ai pas encore de réponse claire. Là je suis occupée à me reconstruire une vie, qui tente de ne pas fermer les yeux sur ce à quoi ces expériences récentes m’ont éclairée, quitte à faire de nouvelles erreurs. Je cherche à me rétablir une viabilité économique sans course contre le temps, obsession du calendrier, et pression maladive de productivité. Je réfléchis à comment mieux organiser mon temps et mon espace mental pour concilier ma pratique artistique, qui me remplit de vie, avec mon travail de yoga thérapeutique, qui améliore la qualité de celle des autres. Le tout sans me sentir submergée.

2020 est pour moi un ôde à la respiration, à l’incertitude et à la décroissance. C’est une année qui appelle tout un chacun à continuellement rafraîchir son regard au cours de l’histoire récente, et à aborder les questions essentielles, dont quelques-unes que j’aimerais partager avec les programmateurs et artistes présents aujourd’hui :

Comment regarder l’autre au-delà de notre propre langage et savoir limités, au-delà des présomptions et projections, du privilège ou de la peur ?

Quelle est notre responsabilité, individuellement comme collectivement, dans la lutte pour l’abolition de la discrimination culturelle et la garantie d’une vraie égalité au niveau de la représentation, l’écoute et les opportunités accordées aux voix sous-représentées, au lieu de se contenter du tokénisme et du cochage de cases ?

Comment sortir d’une vision anglo-eurocentrique de la contemporanéité, pour savoir reconnaître et encourager l’innovation dans les créations qui expérimentent avec les formes dites « traditionnelles », au lieu de les enfermer dans des catégories ethniques qui freinent le progrès ?

Quelle est notre responsabilité commune vis-à-vis de notre audience, non seulement dans le choix des œuvres que nous présentons, mais aussi dans la manière dont nous communiquons là-dessus ? Comment faire pour décoloniser, désexotiser et désorientaliser le langage ?

Comment remplacer l’ordre hiérarchique par la construction de communautés horizontales, et offrir plus de place, de temps et d’attention au dialogue, à la réflexion et à la prise de risque, privilégiant le processus plutôt que le rendu final?

Comment pourrions-nous répondre à l’urgence climatique et contribuer à la réduction globale des dégâts environnementaux au niveau de la production artistique, tout en veillant à ce que les compromis ne se fassent pas uniquement au dépend de l’échange international, puisque justice sociale et justice environnementale sont indéniablement liées ?

Et enfin, comment s’adapter à un monde qui change à une vitesse croissante et, que cela nous plaise ou pas, devient de plus en plus dépendant de la technologie ? N’est-il pas d’autant plus urgent que nous restions informés de toutes les avancées technologiques pour ne pas les laisser exclusivement dans les mains dangereuses des ignorants qui nous gouvernent ?

Je termine avec les mots de Buckminster Fuller : « Il est désormais possible de prendre soin de tous les habitants de la Terre avec une meilleure qualité de vie que jamais. Ce n’est plus une question de toi ou moi. L’égoïsme n’est pas nécessaire. La guerre est obsolète. Il s’agit de convertir les hautes technologies d’une ‘économie de mort’ (weaponry) à une ‘économie de vie’ (livingry). » (Critical Path, 1981)

 

 

EN FACE À FACE

éditorial, novembre 2020

Le premier confinement en mars dernier a été l’occasion d’un nouveau type de relation qui a fait coexister la proximité avec la distance. L’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) a en effet permis de continuer à échanger, à présenter, bref à maintenir une proximité relationnelle alors que nous était indispensable une distanciation physique.
Cette situation inédite, inouïe, ce « si près, si loin », qu’a-t-il bouleversé dans nos usages et manières de travailler ?
Confronter présence et distance mène droit à l’impasse. Il ne s’agit pas de refuser ces nouvelles pratiques, mais d’analyser ce qu’elles nous apportent et nous enlèvent.
Ne plus travailler en direct, face à face, modifie nos codes et notre personnalité sociale. L’art de la conversation est altéré, en ligne il doit être organisé, la parole s’obtient tour à tour en levant une main virtuelle. La perte de spontanéité détériore la qualité et l’efficacité des échanges.
Dans ce nouveau mode de communication, nous perdons littéralement la face, l’échelle de représentation n’est plus la même, la voix change. Nous nous retrouvons non plus face à face, mais côte à côte…

Afin de recréer la rencontre, de pallier la fermeture des salles et ne pas perdre le lien avec le public, les structures culturelles proposent, de manière soutenue, du contenu en ligne. Mais cette alternative fait-elle sens dans le milieu des arts vivants dont le fondement est la rencontre, en face à face, non pas numérique, mais en présence, des artistes sur scène et du public dans la salle ? Présence qui permet de vivre, de faire évoluer et de nuancer la relation.

Et quid de ce face à face en tension des artistes et des programmateurs / programmatrices. Les uns ont perdu tout horizon de présence, de perspectives de visibilité de leurs œuvres, que ce soit celles créées cette année ou celles à venir l’année prochaine. Les autres font face à un afflux de possibles ne sachant plus comment faire pour accueillir les spectacles de cette saison et ceux de la saison prochaine.

Des groupes de travail se forment pour réfléchir à cette question, dans les réseaux, les syndicats.
La réflexion face à ce sentiment d’embouteillage doit se faire entre artistes, compagnies et structures de diffusion. Ce n’est qu’à cette condition de collaboration commune, de ce face à face ensemble, que les solutions trouvées ne seront pas des pis-aller, mais espérons-le, une recréation de l’organisation du secteur.

 

# UNIS POUR LA LIBERTE D’EXPRESSION #

éditorial, octobre 2020

L’Onda rejoint l’initiative de Rachid Ouramdane, directeur du CCN2-Centre chorégraphique national de Grenoble, en réaction à l’assassinat de Samuel Paty, professeur de collège.

« Après l’indignation face à l’acte barbare perpétré à l’encontre de Samuel Paty et la compassion pour ses proches, nous souhaitons lancer un appel à l’ensemble du monde des arts vivants.

Au travers de Samuel Paty c’est la liberté d’expression qui a été attaquée mais aussi l’esprit critique et les valeurs républicaines de l’émancipation laïque.

Cette liberté d’expression est le pilier de l’art et de la culture en France. En parallèle des initiatives personnelles de plusieurs personnalités du monde de l’art vis-à-vis de ce drame, il nous semble urgent que notre milieu dans son ensemble porte une initiative commune et unanime. Nos lieux d’art et de culture sont les porte-voix de notre liberté d’expression au quotidien. Utilisons-les pour le rappeler ces prochains temps. Car sous-estimer ce qui est arrivé en le réduisant au fanatisme d’une personne isolée reviendrait à refuser de voir la réalité. Ce qui s’est produit le 16 octobre est la partie violente et visible d’une pensée qui occupe des personnes et doit nous rappeler que la liberté d’expression n’est malheureusement pas un acquis immuable. Ce bien commun mérite une vigilance extrême pour qu’il ne soit pas rogné par le fanatisme, le radicalisme, l’excès de moral, l’autocensure, la peur qui peut accabler des citoyens… Nous avons la responsabilité d’user de cette liberté et de la défendre.

Pour éviter tout amalgame et récupération de cet acte terroriste dans un contexte d’éclatement social fort, il nous semble nécessaire de porter un discours d’UNION pour la liberté d’expression. Une action simple serait pour les temps à venir de débuter chacun de nos événements publics par une phrase commune. Elle pourrait être :

# unis pour la liberté d’expression #

Ces mots pourraient être accompagnés d’un geste, celui de se saisir les deux mains*.

Des mots et un geste pouvant se décliner dans tous nos lieux et toutes nos façons d’échanger sur la toile.

Nous faisons vœu que les artistes, les directeur·trice·s de structures culturelles, les organisations professionnelles réussissions à réaliser cette initiative commune en réponse à ceux qui tentent de nous atteindre ».

*comme l’a fait une partie de l’équipe de l’Onda sur les photos ci-dessous.

 

Les premières personnes à lancer cet appel :

Rachid Ouramdane directeur du CCN2-centre chorégraphique national de Grenoble

Erika Hess directrice déléguée du centre chorégraphique national de Nantes

Stanislas Nordey directeur du théâtre national de Strasbourg

Mathilde Monnier directrice de la compagnie MM

Didier Deschamps directeur du théâtre national de la danse Chaillot

Dominique Hervieu directrice de la maison de la danse de Lyon

Boris Charmatz directeur artistique de Terrain

Claire Verlet adjointe à la programmation du Théâtre de la Ville de Paris

Pascal Rambert auteur / metteur en scène

Pascale Henrot directrice de l’Onda / Office national de diffusion artistique

Yoann Bourgeois directeur du CCN2-centre chorégraphique national de Grenoble

Romaric Daurier directeur du Phénix scène nationale de Valenciennes

Mohamed El Khatib auteur / metteur en scène

Robin Renucci directeur des Tréteaux de France centre dramatique national

Salvador Garcia directeur de Bonlieu-scène nationale d’Annecy

Bruno Bouché directeur artistique CCN•Ballet de l’Opéra national du Rhin

Ambra Senatore directrice du centre chorégraphique national de Nantes

Arnaud Meunier directeur de la comédie de Saint-Etienne

Catherine Meneret directrice adjointe du centre chorégraphique national de Caen

Catherine Blondeau directrice le Grand-T théâtre de Loire-Atlantique

Marie-Pia Bureau directrice de Malraux scène nationale de Chambéry

Christophe Marquis directeur de L’échangeur-CDCN Hauts-de-France

Olivier Dubois chorégraphe de la compagnie Olivier Dubois

Anne Sauvage directrice Atelier de Paris / CDCN

Fanny de Chaillé directrice artistique de Display

Hélène Joly directrice déléguée de Terrain

Héla Fattoumi directrice de Viadanse-centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort

Eric Lamoureux directeur de Viadanse-centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort

Liliane Schaus directrice de La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie

Petter Jacobsson directeur du Ballet de Lorraine centre chorégraphique national

Tom Caley Ballet de Lorraine centre chorégraphique national

Anita Mathieu directrice des rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

Christine Paly Institut Français (ex chargée de mission)

Maud Le Pladec directrice du CCNO centre chorégraphique national d’Orléans

Céline Bréant directrice du Gymnase CDCN de Roubaix-Hauts de France

Lauren Boyer de Manakin plateforme de production

Antoine Manologlou conseiller au Ceser Auvergne-Rhône-Alpes

Phia Menard, artiste, directrice artistique Compagnie Non Nova / Phia Ménard

 

POLY-COLLABORATIONS

éditorial, septembre 2020

Encourager la diffusion d’œuvres de spectacle vivant sur l’ensemble du territoire national est au cœur des missions de l’Onda. Pour ce faire, il met en place depuis des années de nombreux partenariats avec des interlocuteurs régionaux et nationaux, partenariats qui se construisent sur mesure selon les réalités et besoins.

La Charte d’aide à la diffusion, qui réunit l’Onda et des agences régionales (l’Agence Culturelle Grand Est, l’OARAOccitanie en scène, l’ODIA Normandie et Spectacle vivant en Bretagne), regroupées sous le nom de La Collaborative, est un exemple de mutualisation exemplaire. Elle a été mise en place initialement afin de soutenir financièrement la diffusion de spectacles sélectionnés collectivement en permettant le partage d’expertises et de capacités d’animation de réseaux. Elle a depuis évolué et s’est développée sur d’autres types de collaborations telles que la création du Vizàvis (temps de rencontres singulières entre programmateurs, programmatrices et artistes), la construction commune de temps de rencontres et d’expertises… La Charte d’aide à la diffusion est un organisme vivant, constamment réinterrogé, pour, ensemble, penser la coopération et la diffusion.

Certaines disciplines nécessitent des dispositifs de soutien particulier et sur mesure. L’Onda et la SACD se sont ainsi associés au printemps 2020 pour créer le programme TRIO(S). Celui-ci encourage une présence pérenne des chorégraphes dans le paysage culturel et une collaboration constructive entre ces derniers et les lieux d’accueil porteurs du projet. 8 chorégraphes viennent d’être sélectionnés par la première commission. De même, l’Onda et la Sacem soutiennent conjointement, à travers des conventions musique, les lieux de diffusion qui accueillent trois concerts d’un ensemble musical, ou plusieurs ensembles autour d’un compositeur ou d’une compositrice, afin de favoriser une présence longue de ces artistes sur un territoire cohérent. Un nouveau dispositif vient de voir le jour récemment en complémentarité avec le réseau de lieux de diffusion Scèn’O Centre et la Région Centre-Val de Loire. Des spectacles sélectionnés collectivement bénéficieront d’un soutien à la diffusion de la part des trois « organismes » afin de leur permettre de rencontrer les publics des autres régions.

L’Onda concentre ses efforts sur le travail en collaboration avec des interlocuteurs qui connaissent le terrain et sur l’accompagnement dans le temps des structures culturelles et des artistes. Pour cela, de futurs partenariats sont en construction avec d’autres interlocuteurs, tels que la Région et la DRAC Hauts-de-France, le réseau Groupe des 20 Auvergne-Rhône-Alpes

 

RE-PENSER
L’INTERNATIONAL

éditorial, juillet 2020

La crise sanitaire actuelle a accéléré les réflexions que nous menions depuis plusieurs années à l’Onda sur le déplacement, physique et du regard, sur le temps et la compréhension de contextes différents, afin de donner à l’international sa dimension transformatrice. Une dimension de croisement de valeurs artistiques, culturelles, humaines, sociales, économiques, historiques, écologiques et politiques. Une dimension d’ouverture à d’autres possibles prenant en compte à égalité toutes ces valeurs et ces enjeux, afin d’inscrire les missions de l’Onda dans le monde d’aujourd’hui.

L’international, tel que nous le connaissons, semble être conditionné par la mobilité, or, cette dernière exacerbe les inégalités à l’échelle internationale entre ceux/celles qui peuvent être mobiles voire hypermobiles et ceux/celles qui sont isolé·e·s. Le temps qui s’est suspendu durant plusieurs mois nous a permis de voir d’autres formes possibles de notre rapport à l’international. Comment le travailler dans la durabilité et l’accessibilité, comment l’imaginer sur un temps plus long, comment permettre à tout le monde d’y avoir accès afin de construire des échanges plus riches et plus approfondis ?

Nous commencerons la saison prochaine avec de nouveaux formats, de nouvelles propositions et approches. Ces changements s’inscrivent dans une réflexion continue de notre activité internationale que nous devons (dé)construire ensemble.


Parcours Croatie / Slovénie –
Septembre 2020 à janvier 2021
Parcours Liban / Palestine –
Janvier à septembre 2021
Les Parcours permettent d’aborder un contexte artistique et culturel dans sa dimension géographique, humaine et politique. Ils se construisent sur mesure avec d’une part nos partenaires internationaux et, d’autre part, les programmateurs et programmatrices intéressé·e·s par chaque parcours. Ils prennent ainsi des formes et temporalités différentes, avec des rendez-vous tout au long de l’année, autour de rencontres, de réflexions, de découvertes de spectacles et aboutissent à un voyage dans les pays ainsi étudiés.


Vision à plusieurs regards

Sur l’Argentine / septembre 2020 à juin 2021
Pour cette première édition de Vision à plusieurs regards, nous nous intéresserons à la création artistique en Argentine. Nous proposons, en partenariat avec un ou une artiste/professionnel ou professionnelle argentin·e, une série de spectacles (en tournée en France ou en ligne) à visionner et analyser suivie d’une discussion qui croisera les points de vue et abordera les questions de la représentation et contextualisation de l’accueil de spectacles étrangers.


Atelier de montage de tournées internationales 

En ligne / 18 novembre
Entre l’immobilité artistique forcée (due à la pandémie) et celle choisie (par engagement écologique ou protestation contre la violence des démarches administratives obligatoires), l’invisibilité menace les artistes internationaux et risque de priver les publics d’une grande diversité artistique. Un renforcement de la collaboration autour des accueils de spectacles étrangers nous semble indispensable. Nous présenterons des ateliers de montage de tournées à plusieurs moments de la saison, dont le premier se déroulera, en ligne, en novembre.


Rida internationale

Strasbourg / 19 – 21 novembre
Nous proposons désormais un axe international transversal dans toutes les Rida de la saison, en plus d’une rencontre internationale, construite avec un partenaire européen, qui conjugue temps d’échanges artistiques et temps de réflexion/débat sur l’actualité de la programmation internationale en Europe. Cette première rencontre de la saison est organisée en collaboration avec le Maillon, Théâtre de Strabourg – Scène européenne.


Soutien à la co-programmation internationale

Grâce à ce nouveau dispositif, nous pouvons aider les programmateurs et programmatrices de structures de diffusion qui souhaitent concevoir une programmation internationale, sur un temps fort ou une saison, et, par choix ou par impossibilité de se déplacer, décident de faire appel à un partenaire/artiste/curateur ou curatrice étranger·ère, en identifiant le bon interlocuteur ou interlocutrice, en les mettant en relation et en soutenant le projet financièrement.


Cycle thématique – Le handicap avec le British Council

Royaume-Uni et France / septembre 2020 à juin 2021
Nombreuses sont les questions politiques et sociales qui imprègnent le secteur culturel et sont devenues indissociables des enjeux de création et de programmation. Les cycles thématiques conjuguent, sur la durée, réflexion, approfondissement et inscription dans le quotidien professionnel. Ils sont conçus à chaque fois avec un partenaire international, tant il nous semble que les questions ne relèvent plus aujourd’hui d’une approche uniquement nationale. En partenariat avec le British Council, ce premier cycle aborde la thématique du handicap afin d’intégrer les notions d’accessibilité et d’inclusion dans nos pratiques professionnelles.

 

MONTAGE DE TOURNÉES
INTERNATIONALES

éditorial, juin 2020

En ces temps difficiles où les frontières se sont fermées, où les vols internationaux sont à l’arrêt, où l’impact écologique de la mobilité internationale est incontestable, il nous semble important de trouver des solutions communes face à l’invisibilité qui menace les artistes internationaux et prive les publics de la diversité artistique. Afin de renforcer la collaboration autour de ces accueils et de construire une réflexion collective, l’Onda a proposé en novembre 2019 et en avril 2020 des « ateliers de montage de tournées internationales ».

Découvrez ci-dessous les spectacles présentés par des responsables de programmation lors de ces ateliers, dont les propositions singulières méritent que nous travaillions en collaboration pour rendre possible la venue de ces artistes en France. Vous trouverez sur notre site internet des informations complémentaires sur les compagnies et les périodes de disponibilité des spectacles ainsi que sur les aides financières accordées par l’Onda pour les deux saisons à venir.

Nous proposons également aux structures de diffusion qui souhaitent concevoir une programmation internationale, sur un temps fort ou une saison, qui ne peuvent ou ne veulent se déplacer, de faire appel à un partenaire/artiste/curateur ou curatrice étranger·ère que l’Onda aiderait à identifier et à mettre en relation. Découvrez ICI cette nouvelle ressource pour la co-programmation internationale et les soutiens y afférents.

Comme le dit un de nos partenaires « proposer une programmation internationale n’est pas aujourd’hui l’option la plus aisée, mais elle reste indispensable parce qu’il ne peut y avoir de scène artistique fertile et inventive sans confrontation à l’autre ».

 

THINK OUT
OF THE BOX

éditorial, mai 2020

Think out of the box…
Cette expression relate bien l’état d’esprit dans lequel nous sommes. Alors que la France se déconfine doucement et que la distanciation physique, masques et autres gestes protecteurs sont encore les mots d’ordre, nous prolongeons à l’Onda le télétravail et… tentons de penser autrement.

Sortir de nos habitudes. Chercher ce qui peut, dans le contexte dans lequel nous sommes plongés, nous amener ailleurs. Nous prenons le temps de nous réunir, de réfléchir, de poser des constats et de penser comment cette période pourrait transformer nos métiers. Quid de notre rapport au temps, à l’argent, aux autres ? Que sommes-nous prêts à changer, à lâcher ? La réflexion est en cours…

Out of the box, c’est aussi sortir de la boîte… noire. C’est pourquoi nous proposons une sélection de spectacles adaptés aux contraintes sanitaires et techniques auxquelles vous devez faire face. Programmer une musicienne, des danseurs, des comédiennes en appartement, en cour, en jardin, devant un nombre réduit de spectateurs et spectatrices…, faire confiance aux artistes, à leurs talents et à leurs propositions. Think out of the box, penser mais aussi agir… autrement !

 

TENDANCE OU
RÉEL ENGAGEMENT ?

éditorial, février 2020

L’écologie est aujourd’hui un enjeu capital. Depuis plusieurs années, les citoyens et citoyennes se sont appropriés cette cause, face à la lenteur voire l’inefficacité des pouvoirs publics, afin de mettre en place de réelles actions et une véritable transformation de notre société. Chaque geste compte, autant individuel que collectif.

Mais que fait le secteur culturel ? Quel impact écologique a-t-il ? Peut-il jouer un rôle de sensibilisation ? Est-ce que cela relève de sa responsabilité ? Doit-il être précurseur ? Est-il en retard ? Interpellé par ces questions, l’Onda a ouvert un premier débat lors de la rencontre annuelle d’Avignon (avec Matthieu Banvillet, Jérôme Bel et Ingrid Vranken), puis organisé pour son équipe, en décembre dernier, un séminaire sur l’éco-responsabilité afin de nourrir ses réflexions et entreprendre des actions concrètes.

Le constat fut le suivant : en plus des nombreux déplacements des membres de l’équipe, pour assister à des représentations ou aux rencontres organisées par l’Onda, les sources de gaspillage et de consommation d’énergie dans ses bureaux sont multiples. Entre autres par une utilisation du numérique exponentielle, qui a un impact environnemental réel. Trois axes d’actions ont alors été mis en chantier : modifier les pratiques au sein des bureaux, repenser la mobilité en favorisant les mutualisations de déplacements et les présences longues sur un territoire et communiquer auprès du secteur culturel afin de partager réflexions et actions. Plusieurs structures, compagnies, etc. ont déjà posé des gestes concrets et novateurs, mais ces prises de conscience et initiatives sont encore minoritaires alors que nous avons atteint l’état d’urgence. N’est-il pas temps de repenser la création, la diffusion et l’accueil des publics et d’agir dès aujourd’hui afin d’éviter l’ingérable plutôt que de se contenter d’essayer de gérer l’inévitable ?

 

 

LE TEMPS,
CE GRAND ABSENT

éditorial, janvier 2020

Les Rida, Rencontres interrégionales de diffusion artistique, sont un espace d’échanges et incontestablement un des temps forts des rencontres que propose l’Onda à la communauté professionnelle. Du 24 novembre au 1er décembre, l’Onda organisait une Rida ultramarine en Guyane, une immersion sensible et la plus complète possible dans le milieu artistique et la réalité sociale et politique de ce territoire.

Après chaque voyage (Destination ou Rida), l’Onda demande aux participants et participantes un retour explicitant ce qu’ils et elles retiennent de positif et de négatif de cette expérience : les propositions artistiques, l’organisation générale, la qualité des rencontres et des échanges, la compréhension du contexte, la pertinence de ce voyage au regard de leurs métiers et de leurs propres réalités, les suites éventuelles…

Une constante revient en filigrane : le rapport au temps. Le temps qui s’écoule loin des théâtres qu’ils dirigent, le temps dense et serré des rencontres proposées, le temps qu’il faudrait prendre sur place avec les artistes… Une tension alimentée par le fait que prendre le temps de découvrir un territoire par l’intermédiaire de ceux qui le façonnent au quotidien est une réelle nécessité.

Ce problème de temps est directement lié à notre époque et à notre secteur. Ces déplacements contiendraient-ils une équation impossible ? L’importance d’être proche de la création et des territoires dans lesquels elle se déploie, se confrontant au temps nécessaire pour effectuer ces déplacements, temps dont tout le monde manque.

Restons vigilants, allons le plus possible à la rencontre du vivant, des créateurs, du terrain, mais faisons-en un temps de qualité. L’Onda réfléchit à ses rencontres comme autant de maillons qui s’entrelacent au sein d’un projet commun : découvrir et faire découvrir.

 

 

CYCLES THÉMATIQUES

éditorial, décembre 2019

L’Onda enrichit cette saison la palette des outils qu’il vous propose.

Nombreuses sont les questions politiques et sociales, qui imprègnent le secteur culturel et sont devenues indissociables de la création et des enjeux de programmation. Il y a pourtant peu d’opportunités pour approfondir la réflexion et les échanges et mettre en perspective nos pratiques professionnelles.

Les cycles thématiques de l’Onda viennent répondre à ce besoin, en proposant une formule qui entend conjuguer réflexion, approfondissement et inscription dans le quotidien professionnel. Ils se développent en plusieurs temps pour permettre que les questions infusent, en fassent naître d’autres, que des idées s’esquissent. Enfin, les cycles sont à chaque fois conçus avec un partenaire à l’international, qui a choisi lui aussi de travailler cette question dans son pays tant il nous semble que les questions socio-politiques ne relèvent plus aujourd’hui d’une approche nationale.

Pour la saison 2019-2020, c’est en partenariat avec le British Council que nous abordons la thématique du handicap. Ce cycle s’adresse aux programmateurs, programmatrices, chercheurs, chercheuses, artistes, qui désirent mieux intégrer les notions d’accessibilité, d’inclusion et d’altérité dans leurs pratiques professionnelles.

Prenant la forme d’un parcours, ce cycle propose quatre rendez-vous, deux en France pendant des Rida – Rencontres interrégionales de diffusion artistique et deux au Royaume-Uni dans le cadre de festivals, qui permettront aux participants et participantes de partager leurs expériences ainsi que de mieux comprendre comment ces questions sont traitées dans les deux contextes, de la France et du Royaume-Uni, que ce soit au niveau de la production artistique, de la programmation, des politiques de gouvernance, des actions auprès des publics…

Information détaillée à venir en début d’année.

 

 

VIVABLE
ÉQUITABLE
VIABLE

éditorial, novembre 2019

Quid de la dimension internationale de nos activités ?
De plus en plus de personnes, à titre individuel, sont attentives au voyage: train ou avion? Certains et certaines d’entre nous font le choix de ne plus utiliser de transport aérien.

En tant que secteur professionnel, comment concilier cette préoccupation écologique avec un travail mené de longue haleine pour contribuer à la diversité des œuvres présentes sur les scènes, à la viabilité du parcours des œuvres et des artistes, à un rapport plus équitable à la mobilité tant les asymétries restent fortes selon les régions ou pays d’origine?

Nous questionnons aujourd’hui comme vous notre activité dans la perspective de ces réalités internationales. Tout en étant une démarche indispensable pour le développement de la création artistique et la compréhension de la diversité culturelle, l’accueil de spectacles étrangers semble représenter actuellement plus de responsabilité qu’il y a quelques années. La construction d’une réflexion collective et un renforcement de la collaboration autour de ces accueils nous semblent indispensables.

Dans le cadre de la prochaine Rida internationale, les 27 et 28 novembre, à la Rose de vents (Villeneuve d’Ascq) et au KVS (Bruxelles), nous proposons un atelier de montage de tournées internationales. Cette séance de travail s’adresse à ceux et celles qui souhaitent s’engager sur des accueils et/ou construire des tournées de spectacles étrangers. La liste des projets de tournée sera ensuite partagée dans l’ensemble des Rida pour permettre au plus large nombre de s’associer à ces accueils.

Voyager, s’engager… faire tourner.

 

 

ÉTUDE SUR LA DIFFUSION DE LA DANSE EN FRANCE DE 2011 À 2017

éditorial, octobre 2019

De nombreuses impressions circulaient concernant la diffusion des œuvres chorégraphiques en France. Pour leur donner une réalité, il semblait nécessaire de dresser un état des lieux de cette diffusion. La volonté affirmée était celle d’une objectivation. Elle s’est donc naturellement associée à deux conditions.

Réunir des partenaires du secteur au sein d’un comité de pilotage pour multiplier les approches, les attentes, les angles de vue. L’étude sur La diffusion de la danse en France de 2011 à 2017 a ainsi été mise en œuvre par l’Onda, en partenariat avec la DGCA – ministère de la Culture (délégation à la danse, inspection danse), épaulés par un comité de pilotage constitué de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), du Centre national de la danse (CN D), de l’Association des Centres chorégraphiques nationaux (ACCN), de l’Association des Centres de développement chorégraphiques nationaux (A-CDCN), du Syndicat des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), du  Syndicat National des Scènes Publiques (SNSP) et d’Arcadi Île-de-France.

Deuxième volonté, associer le monde universitaire de la recherche à cette étude qui a ainsi été confiée à Daniel Urrutiaguer, agrégé de sciences sociales, professeur d’économie et d’esthétique à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

L’état des lieux a été mené à partir de données particulièrement riches (extraites de la base de données de la SACD regroupant 4972 spectacles), couplées à des entretiens et questionnaires adressés aux compagnies et structures de diffusion. Débuté en 2017, le travail vient d’être achevé; il est en ligne !
Le panorama, s’il n’est exhaustif, propose des informations inédites par leur précision. Sont étudiés, outre un état quantitatif de la diffusion de la danse en France, les logiques de programmation des diffuseurs, les stratégies des compagnies, les relations entre équipes artistiques et structures de diffusion, la mise en relation avec les publics.

Tirer une unique conclusion d’une étude au périmètre aussi large est tâche ardue. Et probablement non souhaitable à moins d’en réduire la subtilité des enseignements. Il appartient désormais à tout le secteur, organismes publics ou associatifs et professionnels, d’engager la réflexion sur les outils à mettre en place.

Du côté de l’Onda, cette base de connaissances va nous accompagner dans la recherche de dispositifs pour améliorer et intensifier la circulation de la danse en France.

Premier pas, à partir de cette rentrée, la convention de répertoire chorégraphique se fait territoriale.
Cette convention encourage la présence d’un ou d’une artiste sur un territoire par l’octroi d’une garantie financière dont le calcul est « bonifié » (le montant de la garantie est plus élevé). Pour en bénéficier, il faut accueillir au moins deux fois au cours d’une saison un ou une artiste chorégraphique dans des programmes différents.
Désormais, pour faciliter l’accès à ce dispositif, plusieurs structures de diffusion, établies dans un périmètre cohérent, et non plus une seule, peuvent travailler de concert pour concrétiser cet accueil. Un des lieux d’accueil doit être un lieu pluridisciplinaire.

L’étude La diffusion de la danse en France de 2011 à 2017 est en ligne sur le site de l’Onda.
L’étude a été présentée hier au CN D, vous pouvez la réécouter ici.

 

ÈRE INTER

éditorial, septembre 2019

Que l’on parle de territoire, d’écosystème, d’intercommunalité, de métropole, ce dont on parle c’est du périmètre au sein duquel peut se construire une dynamique d’inter action entre partenaires. Au niveau de l’Onda, on pense évidemment au périmètre dans lequel une dynamique de diffusion peut se créer.

Améliorer la coopération en matière de diffusion, c’est adopter une démarche de cohérence, opter pour des coûts de transports maîtrisés, optimiser et renforcer la présence et la visibilité d’une équipe sur un territoire, c’est bâtir un projet commun de la culture.

Il existe des dispositifs spécifiques d’aide financière à l’Onda sur lesquels nous ré-attirons votre attention.

Une tournée territoriale s’effectue à l’initiative d’une structure d’accueil qui organise une tournée dans sa zone de proximité géographique. Celle-ci doit réunir au minimum trois lieux, sur un temps minimum et cohérent. L’aide apportée par l’Onda concerne 100% des dépenses de transport de décors et de voyage de l’équipe invitée pour l’ensemble de la tournée* (là où pour une garantie financière elles ne seraient prises en compte qu’au 1/4 ou au 1/6 selon le barème appliqué à la structure qui fait la demande**).

nouveau
Prenant en compte les problématiques spécifiques liées aux territoires des Outre-mer et de Corse, les structures implantées sur ces territoires peuvent bénéficier de ce dispositif dès lors qu’elles se réunissent à deux pour accueillir un spectacle sur un temps minimum et cohérent.

La convention musique encourage la présence d’un artiste dans une structure de diffusion par l’octroi d’une garantie financière dont le calcul est « bonifié » (le montant de la garantie est plus élevé). Pour en bénéficier, il faut accueillir trois concerts d’un ensemble musical dans des programmes différents ou plusieurs ensembles autour d’une thématique ou d’un compositeur.

nouveau
La convention musique, à compter de cette rentrée, se fait elle aussi territoriale. Il s’agit d’élargir son territoire en permettant à plusieurs structures de diffusion (1 à 3 lieux) de travailler de concert pour concrétiser cet accueil.
Un des lieux d’accueil doit être un lieu pluridisciplinaire.

Donc… un ensemble musical peut être accueilli au cours d’une saison par 1 à 3 structures de diffusion qui se trouvent dans un territoire géographique cohérent. Chaque structure bénéficiera d’une garantie « bonifiée ».
Ce dispositif bénéficie du soutien de la Sacem.

Rappelons que s’agissant de ces dynamiques de coopération qui visent à améliorer la diffusion des spectacles, l’Onda travaille étroitement avec les agences régionales, en particulier sur le dispositif de la Charte d’aide à la diffusion***.

N’hésitez plus, tournez ! Faites tourner !

*Dans le cadre de son exercice budgétaire, l’Onda peut être amené à plafonner son aide.
**Le calcul au 1/4 ou au 1/6 dépend du budget de la structure et de la subvention reçue du ministère de la Culture, plus de détails ici
***Détails et modalités de ce dispositif.
A noter : Fin et suite de Simon Tanguy vient d’être sélectionné dans le dispositif de la Charte d’aide à la diffusion.

 


 

**Partenaires:

ACT Association, Bulgarie; Alt Art, Roumanie; Artemrede, Portugal; Arts and Theatre Institute, République tchèque; Balkan Express, Slovénie; British Council, Royaume-Uni; East European Performing Arts Platform, Pologne; Flanders Arts Institute, Belgique; Goethe Institute, Allemagne; Onassis Foundation, Grèce; Onda – Office national de diffusion artistique, France; Pogon Centre for Independent Culture and Youth, Croatie; Pro Helvetia, Suisse.

Partenaires associés:

Danish Arts Foundation, Danemark; Ettijahat, Liban; EUNIC, Belgique; Fonds Podiumkunsten/Performing Arts Fund NL, Pays-Bas; Frame Contemporary Art, Finlande; Mondriaan Fund, Pays-Bas.

 

Edith Carron – illustrations

série d’illustration pour l’Onda, par Edith Carron, 2018

L’Onda passe régulièrement commande d’images – séries photographiques ou illustrations – à des artistes en leur proposant de poser leur regard sur le spectacle vivant. À découvrir en fond d’écran de notre site.

Cette nouvelle série s’est esquissée, entre autres, au fil d’une immersion dans le quotidien de l’Onda et de ses activités. Avec nos remerciements à l’Espace 1789 -Saint-Ouen (Rencontre Onda – Pow wow), à l’Atelier des artistes en exil, au Théâtre 71 – Malakoff (sortie de résidence), à loKal – Saint-Denis (formation Belle ouvrage), au Festival WET / Théâtre Olympia (Rencontre Onda – Rida Tours).

Les précédentes commandes photo sont à découvrir ici.