Le cadre est présenté, pour nous permettre d’avoir un contexte et les bases de compréhension des codes et références que nous allons retrouver dans les présentations de projets et les discussions avec les équipes artistiques tout au long de ces riches rencontres.
• Le système esclavagiste commence en 1635, au détriment des Kalinagos alors vivants sur l’île, par la conquête des colons français. Malgré l’abolition de l’esclavage en 1848, grâce notamment au combat de Victor Schoelcher, la société inégalitaire mise en place peine à se réformer jusqu’au milieu du XXème siècle. La Martinique devient département en 1946 et cette modification de statut permet le début de profondes modifications sociales et politiques.
• Sans me risquer à définir le Bèlè qui nous a été présenté, expliqué voire proposé de pratiquer lors de notre étape à la Maison du Bèlè, quelques mots clés : un système complet de danse et chant, issu de l’esclavage. Un cadre spirituel. Relevant du voyage intérieur et des traditions ; chants et danses populaires, socle du patrimoine culturel martiniquais.
• Place du Carnaval : comme référence populaire et héritage sacré, espace de liberté, exutoire, où les légendes prennent vie dans l’espace public.
Les symboles liés aux différents masques (chaque journée du Carnaval a une thématique) offrent un terrain foisonnant à la création plastique autour du masque (Florence Baudin).
• Le Kréol Martiniquais : la place de la langue créole aujourd’hui, la nécessité de sa reconnaissance et valorisation comme porteuse d’une identité et d’une histoire, instrument au service de la quête identitaire et de l’émancipation. Sa transmission et sa diffusion restent un enjeu auprès des jeunes générations.