Zoom sur…

Retrouvez ici régulièrement un éclairage sur les missions ou l’actualité de l’Onda, ainsi que les éditoriaux publiés dans notre newsletter, La Lettre de l’Onda.

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L’ONDA EN QUELQUES POINTS

éditorial, avril 2019

L’Onda met en relation lieux de diffusion et artistes pour contribuer à une meilleure circulation des œuvres et un maillage dynamique de tous les territoires en matière de spectacle vivant. À l’heure de la publication de notre bilan d’activité, retour sur quelques-uns des axes de cette mission.

• L’Onda c’est un outil de veille pour les professionnels du spectacle vivant, artistes, lieux de diffusion, institutionnels.
En 2018, 1 371 spectacles découverts lors de déplacements dans 166 villes.

• L’Onda c’est aller à la rencontre, comprendre, créer des liens.
En 2018, 1 114 rendez-vous avec des artistes et/ou des programmatrices et programmateurs et 33 rencontres (Rida, Destinations, Pow wow…) qui ont réuni 2244 participants et participantes.

• L’Onda c’est travailler sur le territoire, à différentes échelles.
En 2018, des rencontres dans des villes de 2100 à 9 millions d’habitants et habitantes, qui ont réuni de 6 à 636 participantes et participants.
En 2018, 888 spectacles aidés financièrement dans 404 lieux à 79% implantés hors région Île-de-France. Ces 888 spectacles sont le fruit du travail de 668 équipes artistiques.

• L’Onda c’est s’engager.
En 2018, le conseil d’administration de l’Onda est devenu paritaire (membres élu.e.s);
70% d’artistes femmes invitées à participer aux Pow wow, rencontres dont l’enjeu est de favoriser l’émergence des nouvelles générations de créateurs et créatrices;
Lors des Rida, les prises de parole doivent porter alternativement sur des spectacles créés par des hommes et des femmes.
9 artistes en exil ont pu présenter leurs projets dans le cadre de rencontres Onda; 25 spectacles (48 représentations) ont été aidés.

Nous bilan d’activité est en ligne sur le site de l’Onda

 

PARLER  C’EST DIFFUSER

éditorial, mars 2019

S’il y a une donnée incontournable d’une rencontre à l’Onda c’est de parler d’un spectacle.

Que la rencontre ait lieu en tête-à-tête entre conseiller, conseillère et responsable de programmation, ou avec un ou une artiste, dans un bureau ou un théâtre, ou que le temps d’échanges soit prévu au sein du groupe de programmateurs et programmatrices d’une Rida.

Mais comment parle-t-on d’un spectacle ?

Il y a quelques mois, nous organisions un temps de réflexion qui réunissait une vingtaine d’entre vous, participants et participantes ou non à nos Rida. Il s’est agi en une trentaine de fiches concept d’imaginer ce que pourrait être une Rida demain. Et donc en écho de souligner les endroits de questionnements.

25% des idées qui sous-tendaient ces fiches concepts faisaient référence à la prise de parole lors des Rida. Ont été évoqués la qualité d’écoute, le protocole de prise de parole ou son absence, son efficacité, l’échauffement à, la prise de position, la préparation en amont….

Quel est cet endroit particulier du programmateur, de la programmatrice, du conseiller, de la conseillère qui face à ses pairs et à leur intention, prend la parole sur un spectacle ? S’agit-il d’exprimer une émotion, un jugement, une opinion ? De convaincre ? Ou de transmettre des données, des dates, des contacts ? À l’heure des teasers, quelle « facilité » représente la vidéo par rapport à la parole ?

On met volontiers à jour ses pratiques professionnelles en gestion ou en informatique. L’échange autour d’un spectacle nous pose tout autant question. Comment se former pour mieux appréhender cette prise de parole? Nous allons y travailler et échangerons évidemment avec vous sur le sujet !

 

JOUONS LE JEU

éditorial, février 2019

Dynamique, la création pour l’enfance et la jeunesse est un secteur en transformation. Elle irrigue les programmations, élargit ses frontières esthétiques, géographiques… Un mouvement qui s’est accéléré ces dernières années.

Présent sur le terrain, là où se jouent rencontres, repérages et initiatives, l’Onda a choisi en 2014 de privilégier l’intégration à son calendrier de rencontres pluridisciplinaires (Rida, Pow wow…) des projets destinés à l’enfance et la jeunesse. Ceux-ci prennent depuis leurs quartiers de façon toujours plus spontanée.

La création jeune public est aussi florissante à l’international. La prochaine Destination Portugal (du 4 au 8 mars) permettra, de Lisbonne à Viseu, en passant par Porto, de rencontrer artistes, lieux de diffusion, réseaux de médiation qui concourent à l’essor d’une scène tournée vers la jeunesse.

En écho à cette philosophie du terrain, nous ne pouvons que signaler Le Tour d’enfance lancé en novembre 2017 par Scènes d’enfance – Assitej France. Avec 18 mois de rencontres thématiques sur l’ensemble du territoire, ce temps de réflexion a permis de faire remonter une multitude d’enjeux, de mettre en lumière les dynamiques territoriales, les projets innovants, culturels et artistiques.

Une synthèse de ces échanges sera rendue publique lors des États généraux qui se tiendront les 26 et 27 mars, à Nantes, en partenariat avec le festival Petits et Grands, le Grand T et le TU-Nantes.

Continuons donc à agir concrètement dans ce champ de la création, en diffusion, en co-production; à cultiver notre curiosité jeune public, des choses passionnantes s’y jouent, s’y discutent, s’y mettent en œuvre !

 

EMPAREZ-VOUS EN (SAISON 2)

éditorial, janvier 2019

L’efficacité de la garantie financière dans l’accompagnement de la prise de risque artistique de vos programmations ne se dément pas. Celles et ceux d’entre vous qui faites appel aux aides de l’Onda optent aujourd’hui encore à 90% pour ce dispositif créé il y a maintenant 40 ans.

Alors, profitons de ce début d’année pour vous parler de quelques-uns de nos autres dispositifs financiers.

Accueillir 3 fois un ensemble musical sur une saison ou une année.
Accueillir 2 fois un ou une artiste chorégraphique sur une saison.
Faire un effort de diffusion sur les premières représentations d’un spectacle que vous avez coproduit.
Accueillir un projet de territoire ou un projet participatif.

L’Onda souhaite en effet encourager les démarches qui témoignent d’un engagement affirmé auprès des artistes, s’agissant d’allonger leur temps de visibilité dans un lieu, sur un territoire ou de les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques.

Vous êtes dans l’un de ces cas ? Vous pouvez alors bénéficiez, sous quelques conditions*, d’une aide financière dont le montant sera supérieur à celui d’une garantie classique (de 34% en moyenne).
Seuls 10% des partenaires de l’Onda y ont recours. N’hésitez pas à y re-réfléchir, à en parler avec nous !

***NOUVEAU***
À compter de septembre 2019, l’Onda met en place deux dispositifs financiers pour accompagner les lieux qui s’engagent à favoriser l’accès aux spectacles des publics en situation de handicap sensoriel.

Aide à l’adaptation
Un lieu de diffusion qui produit l’adaptation d’un spectacle (audiodescription, adaptation LSF, surtitrage adapté…) peut bénéficier d’une aide à hauteur de 100 % des frais de création de l’adaptation, plafonnée à 1500€.

Garantie financière bonifiée
Dans le cas de l’attribution d’une garantie financière pour l’accueil d’un spectacle, si ce spectacle est adapté, l’Onda bonifiera le montant de cette aide.

N’hésitez pas à vous emparer de l’ensemble des possibilités de soutien proposées par l’Onda et à prendre contact avec le conseiller ou la conseillère avec qui vous échangez sur votre programmation.

* à retrouver sur le site de l’Onda

 

DÉPLACEZ-NOUS

éditorial, décembre 2018

Canada, Indonésie, République démocratique du Congo. Les 3 Destinations organisées ce dernier trimestre 2018 ne se sont pas concentrées sur une ville ou un festival. Il s’agissait de circuler dans différentes régions, de découvrir des lieux et/ou des personnes et/ou des spectacles pour entrapercevoir la complexité des territoires et des démarches artistiques. Pour le Canada, Québec, Montréal et Rouyn-Noranda étaient au programme ; Jakarta s’est doublé d’un stop à Yogyakarta et Kisangani à Kinshasa.
L’Onda s’attache à faire jouer à plein la notion de réseau en veillant à la multiplicité des profils des participantes et participants à ces Destinations (type de structure, de projet, implantation géographique – en France ou en Europe). L’Onda veille également à partir avec un groupe à taille raisonnée, il est en effet plus facile de se rencontrer et de rencontrer quand le groupe ne fait pas trop « corps ». Ces voyages sont engageants; l’ambition est d’essaimer les expériences et découvertes au-delà du cercle des participations « physiques ». De façon informelle entre lieux, mais aussi à l’occasion des rencontres Onda*.

Si par cette approche, l’Onda propose des temps qui visent à déplacer le regard des professionnelles et professionnels, il est aussi des formats où en retour ce sont aux professionnelles et professionnels de nous déplacer, nous Onda, nous « institution » du spectacle vivant.

Début septembre nous vous annoncions le lancement du projet RESHAPE, piloté par l’Onda, construit avec 19 organisations nationales représentant 17 pays et soutenu par l’Union européenne (2018-2021).

Au cœur du projet une question : comment continuer à soutenir de façon pertinente le secteur du spectacle vivant dans le contexte actuel ? RESHAPE veut s’atteler à apporter des réponses avec une conviction forte. Il nous a semblé, à nous tous, les partenaires de RESHAPE, que les praticiens et praticiennes, acteurs et actrices de terrain, détiennent les clés des modèles futurs de notre secteur. Les expertes et experts en innovation ce sont elles et eux…

RESHAPE va travailler autour de 5 défis majeurs pour notre secteur : Art et citoyenneté – Modèles de gouvernance équitables – La valeur de l’art dans la société – Financement solidaire – Les pratiques artistiques trans/postnationales.

RESHAPE recherche donc des artistes et acteurs et actrices culturels qui, en lien avec ces 5 thématiques, essaient et inventent des modèles alternatifs pour travailler ensemble, mobiliser des publics. Comment participer ?
? Simple et essentiel, vous pouvez partager les idées et actions qui vous semblent inspirantes aux autres professionnels et professionnelles du secteur en Europe et dans le Bassin méditerranéen via l’annuaire RESHAPE.
? Envie d’aller plus loin ? Participez au Forum de Lublin (1-3 avril 2019) pour rencontrer et échanger autour de ces questions.
? Et pourquoi pas la totale : rejoignez un des groupes de 8 professionnelles et professionnels pour développer en 2 ans des solutions (frais et dédommagements inclus bien sûr !)

La date limite pour s’inscrire à ce programme est le 31 janvier 2019.
Plus de détails sur le projet RESHAPE

Enfin, pour boucler sur les synergies et complémentarité à l’international, l’Onda vient de signer une charte avec l’Institut français.

2019, nous voilà !

* Prochains rendez-vous à venir : la Rida internationale (15-16 janvier) et la Rida danse (5 avril), entre autres….

 

DIFFUSER CONCERTÉ

éditorial, novembre 2018

Aider à la diffusion, c’est contribuer à rendre visible, travailler en partenariat avec les artistes et les lieux de programmation, tout en apportant une vision élargie s’agissant notamment de solidarité et d’équité territoriale.

Les ramifications d’une diffusion dynamique sont multiples. Elles concourent notamment à :
– l’existence et l’équilibre économique des projets artistiques;
– l’élargissement et la diversification des publics;
– la visibilité des œuvres, la régulation de la diffusion;
Mais aussi à:
– lever les contraintes qui pèsent sur la prise de risque artistique et financière;
– mettre en dialogue et en réseau, en dépassant les logiques de labels, en étant attentifs aux affinités artistiques ou aux proximités territoriales;
– accompagner les équipes artistiques dans leur développement et leur structuration;
– accompagner les structures de programmation dans leur réflexion et leur développement;
– assurer une juste rémunération des artistes et techniciens dans le respect des obligations légales.

Expertise fine des acteurs et du territoire, accompagnement construit au plus près du terrain, souplesse et réactivité au gré des opportunités dans la conception et la mise en œuvre des projets, les actions s’inventent sans cesse et dans la complémentarité. Elles relèvent d’échelle et d’initiative régionale, interrégionale, nationale, sans oublier le potentiel des échelles d’action européenne et internationale. C’est à cet endroit que réside l’action de l’Onda en lien avec les agences régionales de la Collaborative* et avec l’Institut français.

Pour les mois de novembre-décembre, ce sont 18 artistes et 78 programmateurs et programmatrices qui bénéficieront de cette action conjointe en faveur de la diffusion dans le cadre des rencontres et salons du Focus Performing Arts de la scène (15-18 novembre, Rennes), puis du Vizavis (5 décembre, Paris). Viendront ensuite les Vizavis cirque (13 mars, Cherbourg) et les Salons d’artistes au Tpam (février, Yokohama).

Parallèlement, 12 spectacles reçoivent une aide financière renforcée à la diffusion dans le cadre de la Charte d’aide à la diffusion*.

Au vu de l’actualité des dernières semaines, s’agissant d’Arcadi, il nous semble aujourd’hui plus que nécessaire de ré-affirmer la vitalité du travail concerté avec l’ensemble des acteurs et actrices en faveur de la diffusion.

* L’Onda et les membres de La Collaborative (l’Agence Culturelle Grand Est, Arcadi Île-de-France, l’OARA Nouvelle-Aquitaine, Occitanie en scène, l’ODIA Normandie et Spectacle vivant en Bretagne) mutualisent leurs efforts, leurs capacités d’expertise et d’animation de réseaux ainsi que leurs moyens financiers d’aide à la diffusion autour de spectacles sélectionnés collectivement. Ils sont réunis depuis 2008 au sein de la Charte d’aide à la diffusion

RESHAPE

éditorial, septembre 2018

Le projet RESHAPE, va être soutenu par l’Union européenne (2018-2021)!

Ce projet, piloté par l’Onda, s’est construit avec 19 organisations nationales (13 partenaires et 6 partenaires associés**) œuvrant dans le secteur du spectacle vivant et qui jouent un rôle d’intermédiaires entre les professionnels et professionnelles. Elles représentent 17 pays.

Comment continuer à accompagner de façon pertinente le secteur du spectacle vivant dans le contexte actuel ?

Les évolutions politiques, technologiques, économiques et écologiques récentes sont profondes, les prises de conscience s’agissant des inégalités d’accès et de représentations, aiguës. D’autre part, par leur parcours personnel et/ou professionnel, les artistes ne rentrent plus dans les cases « habituelles », qu’elles soient disciplinaires, géographiques, administratives.

Les partenaires de RESHAPE partagent ces constats et se retrouvent autour de la conviction que l’évolution nécessaire du secteur passera par un processus d’innovation venu du terrain, inclusif et itératif.

Fort de ce collectif transnational, RESHAPE souhaite s’appuyer sur l’expertise d’acteurs et actrices qui expérimentent déjà de façon opérationnelle de nouvelles façons de penser et mettre en œuvre leurs projets, en particulier s’agissant de s’ouvrir à des publics plus larges et diversifiés, de tester de nouvelles formes de gouvernance, de financements, et de penser trans-secteurs. L’ambition est d’imaginer ensemble le futur du secteur du spectacle vivant et d’expérimenter les endroits et outils possibles d’innovation au service de l’ensemble du secteur.

Le projet se met en marche. Informations à venir dans les prochaines semaines !

 

**Partenaires:

ACT Association, Bulgarie; Alt Art, Roumanie; Artemrede, Portugal; Arts and Theatre Institute, République tchèque; Balkan Express, Slovénie; British Council, Royaume-Uni; East European Performing Arts Platform, Pologne; Flanders Arts Institute, Belgique; Goethe Institute, Allemagne; Onassis Foundation, Grèce; Onda – Office national de diffusion artistique, France; Pogon Centre for Independent Culture and Youth, Croatie; Pro Helvetia, Suisse.

Partenaires associés:

Danish Arts Foundation, Danemark; Ettijahat, Liban; EUNIC, Belgique; Fonds Podiumkunsten/Performing Arts Fund NL, Pays-Bas; Frame Contemporary Art, Finlande; Mondriaan Fund, Pays-Bas.

 

Edith Carron – illustrations

série d’illustration pour l’Onda, par Edith Carron, 2018

L’Onda passe régulièrement commande d’images – séries photographiques ou illustrations – à des artistes en leur proposant de poser leur regard sur le spectacle vivant. À découvrir en fond d’écran de notre site.

Cette nouvelle série s’est esquissée, entre autres, au fil d’une immersion dans le quotidien de l’Onda et de ses activités. Avec nos remerciements à l’Espace 1789 -Saint-Ouen (Rencontre Onda – Pow wow), à l’Atelier des artistes en exil, au Théâtre 71 – Malakoff (sortie de résidence), à loKal – Saint-Denis (formation Belle ouvrage), au Festival WET / Théâtre Olympia (Rencontre Onda – Rida Tours).

Les précédentes commandes photo sont à découvrir ici.

 

Avec et pour les publics

éditorial, juin 2018

Depuis quelques temps, les professionnels et professionnelles du spectacle vivant sont amenées à repenser avec une acuité particulière l’ensemble des relations et interactions créées avec et pour les publics. Quelles sont les possibilités et les attentes de développement de projets aujourd’hui dans le spectacle vivant ? La Belle Ouvrage renouvelle son cycle de formation, en collaboration avec l’Onda, destiné à accompagner les professionnelles et professionnels vers une prise en compte innovante de ces enjeux.

Penser les usages du lieu, agir sur la composition du public, tisser des relations avec l’ensemble des territoires, insuffler du mouvement dans l’équipe, formuler objectifs et modalités d’évaluation des projets. Ces thématiques traversent les 4 modules de formation* qui se donnent pour objectif de stimuler la réflexion, faire circuler connaissances et innovations entre pairs et soutenir l’élaboration par les participants et participantes de solutions ajustées à leur contexte.

Ces modules s’adressent de manière transversale à l’ensemble des actrices et acteurs du secteur : artistes, directrices et directeurs de structures, chargés et chargées de projets et de développement, spécialistes des relations avec le public et de la communication, de l’accueil et de la billetterie, équipes techniques ou professionnelles et professionnels de la production et de l’administration.

L’Onda est susceptible de financer certains déplacements par des bourses de mobilité.

*Les modules : Proposer et accueillir, Rassembler et se relier, Évoluer et inclure, Évaluer et apprécier
Programme

A noter : 4 modules de Public ! et une session de formation Pilotage(s), modes d’emploi seront aussi organisés par Jeudi Formation et La Belle Ouvrage à La Réunion sur la saison 2018-2019

 

L’Onda en quelques points

éditorial, avril 2018

L’Onda travaille à mettre en relation des lieux de diffusion et des artistes pour contribuer à une meilleure circulation des œuvres et un maillage dynamique de tous les territoires en matière de spectacle vivant. À l’heure de la publication de notre bilan d’activité, retour sur quelques-uns des axes de cette mission.

L’Onda c’est un outil de veille pour les professionnels du spectacle vivant, artistes, lieux de diffusion, institutionnels.
En 2017, 1 398 spectacles découverts lors de déplacements dans 398 lieux.

L’Onda c’est aller à la rencontre, comprendre, mettre en relation.
En 2017, 1 029 rendez-vous avec des artistes et/ou des programmatrices et programmateurs et 31 rencontres (Rida, Destinations, Pow wow…) qui ont réuni 1512 participants et participantes.

L’Onda c’est travailler sur le territoire, à différentes échelles.
En 2017, des rencontres dans des villes de 1200 à 14 millions d’habitants, qui ont réuni de 7 à 385 participantes et participants.
En 2017, 913 spectacles aidés financièrement dans 390 lieux à 82% implantés en région. Ces 913 spectacles sont le fruit du travail de 681 équipes artistiques.

L’Onda c’est s’engager.
En 2017, 52% d’artistes femmes invitées à présenter leurs projets dans les rencontres Onda;
14 artistes en exil ont pu présenter leurs projets dans le cadre des rencontres Onda; 21 aides financières ont été apportées dans la foulée à la programmation de leur spectacle.

Retrouvez notre bilan d’activité en ligne

 

Le temps de l’action

éditorial, mars 2018

7 jours après le 8 mars que dire de plus, de nouveau, de légitime, sur l’urgence du travail à mener en faveur de l’égalité femmes-hommes quand on ne peut qu’être d’accord avec ce qui a déjà été dit ? Evidemment ce n’est pas parce que le sujet est abordé lors d’une journée qu’une cause est entendue. Une mobilisation collective de concert sur cette question reste nécessaire.

Des initiatives qui travaillent à la parité femmes-hommes existent, et persistent, depuis plusieurs années. Certaines initiatives comptent, décomptent, observent, analysent. Elles sont essentielles car objectiver permet de mesurer le chemin parcouru, ou non, et surtout d’agir. À ce titre, le travail publié par le Haut Conseil à l’Égalité est fondamental tant il nous renvoie l’image de notre propre inaction en tant que secteur et incite à l’action par les propositions et recommandations qu’il met sur la table. D’ailleurs le sous-titre du rapport est Place à l’action.

La place à prendre par l’action, c’est par exemple le mouvement #Wakingthefeminists initié en 2015 par un collectif de citoyens et citoyennes irlandaises en réaction à la programmation particulièrement déséquilibrée du Abbey Theatre – Théâtre national d’Irlande. Le mouvement a beaucoup fait bouger, porté par un comité de volontaires qui avait d’entrée de jeu prévu de le stopper au bout d’un an. Car quelques-unes et quelques-uns ne peuvent faire bouger les choses pour toutes et tous.

Le temps de l’action c’est aussi le temps que prend l’action. S’agissant de l’Onda, l’attention est bel et bien présente, au quotidien, depuis plusieurs années. Elle s’exprime comme un critère d’arbitrage lors du choix des lieux dans lesquels nous organisons nos rencontres, des artistes que nous invitons à nos temps de présentation de projets, des spectacles dont nous parlons dans nos newsletters, de ceux que nous soutenons financièrement.

Au bout de 3 ans, les aides financières portent désormais sur des spectacles créés à 34% par des femmes, 9% des collectifs, 57% des hommes ; nos rencontres prennent place dans des lieux dirigés à 35% par des femmes, 7% des collectifs, 58% des hommes ; les repérages de spectacles dans nos newsletters sont créés à 30% par des femmes, 20% des collectifs, 50% des hommes.

Ces chiffres nous satisfont-ils ? Sont-ils obtenus aisément ? Évidemment non. Cette attention trouve sa place dans un canevas d’actions et de préoccupations plus large et les équilibres sont sans cesse à réinventer. Agir n’est pas simple mais nécessaire.


Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
Waking the Feminists
Par ailleurs l’espace ressources sur le site de HF permet de retrouver de nombreux rapports, études, observatoires sur le sujet.

 

Se déplacer

éditorial, février 2018

Comment transformer la dynamique des échanges avec les territoires d’Outre-mer ?

Depuis 2016, l’Onda a choisi de s’engager sur le long terme, en se rendant régulièrement sur place pour rencontrer et échanger avec les actrices et acteurs culturels locaux, envisager des modalités de collaboration et organiser des Rencontres interrégionales de diffusion artistique (Rida).

À ce jour, deux Rida ont été organisées, en mai 2017 à La Réunion (avec des artistes ainsi que des opérateurs et opératrices mahoraises) et en janvier 2018 en Martinique et Guadeloupe. Chacune de ces Rida a permis de réunir une trentaine de participants et participantes venues de l’hexagone, de territoires ultramarins et de pays géographiquement proches (zone Océan indien, zone Caraïbes) ou francophones.

Proposées sur des territoires aux identités régionales culturelles fortes, ces deux Rida ont fait la part belle au repérage et à la découverte de spectacles qui ont permis de mesurer la vitalité artistique des nouvelles générations. Certaines équipes seront d’ailleurs très probablement présentes sur les scènes de l’hexagone les saisons à venir…

Les distances nous ont incité à organiser, en plus des traditionnels échanges artistiques, des rencontres entre programmateurs et programmatrices, artistes, actrices et acteurs associatifs. L’enjeu est de relever le défi de la diffusion des équipes artistiques sur ces territoires qui comptent peu de lieux d’accueil, qui plus est éloignés les uns des autres.

Ces Rida « augmentées » nous ont aussi rappelé que dans les Rida hexagonales nous devions également renforcer l’ambition de « faire profession » ensemble, de contribuer à la dynamique et à la cohésion du secteur culturel de chaque territoire dans sa connexion avec l’ensemble du réseau national.

Encore une fois, se déplacer et rencontrer pour comprendre a permis d’appréhender de façon plus « objective » la réalité et la dynamique d’un territoire et du travail qui s’y développe. La prochaine Rida sur un territoire d’Outre-mer aura lieu en Guyane. Elle est en cours d’élaboration pour la saison prochaine.

 

Et si vous vous en empariez…

éditorial, janvier 2018

86% de ceux et celles d’entre vous qui bénéficient d’un soutien financier de l’Onda sont aidées au titre de la garantie financière. Un dispositif pilier de l’action de l’Onda en matière de diffusion, conçu il y a 40 ans pour aider à l’accueil d’un spectacle au sens « classique ». Parallèlement, d’autres dispositifs permettent de vous accompagner de façon spécifique, et financièrement incitative.

Parmi les dispositifs sur lesquels nous souhaitons ré-attirer votre attention :

La Convention de répertoire chorégraphique et la Convention musique s’adressent aux lieux pluridisciplinaires. Si vous envisagez d’accueillir plusieurs fois dans votre programmation un chorégraphe ou un ensemble musical*, vous pouvez bénéficier d’une aide financière de l’Onda « augmentée ». Par exemple, si le déficit financier est supérieur à 50% des dépenses artistiques, l’aide sera doublée par rapport à une garantie habituelle.

Avec le Dispositif d’aide à la diffusion chez les lieux coproducteurs, l’Onda porte une attention particulière aux lieux co-producteurs qui accompagnent des artistes et des spectacles et qui font, sur les premières diffusions, un effort particulier sur le nombre de représentations (ou temps de répétition supplémentaire). Si vous êtes co-producteur d’un spectacle, ce dispositif vous permet d’être éligible à une aide financière de l’Onda.

Dans le cadre d’un Projet de territoire (entendu comme projet de création à partir de collectage, ateliers, rencontres, impliquant la présence d’un artiste sur une durée longue et un territoire donné et reconductible sur un autre territoire) ou d’un Projet participatif (spectacle qui nécessite la présence de praticiens amateurs au côté des artistes-interprètes professionnels), l’Onda peut soutenir la diffusion de ces projets et prendre en compte les frais artistiques qui leurs sont spécifiques dans le calcul de la garantie financière.

Ces dispositifs ont été conçus pour vous accompagner financièrement sur des projets dont la diffusion bouscule le champ « classique » de la programmation de spectacles mais aussi pour encourager l’engagement des programmatrices et programmateurs qui travaillent à renforcer dans le temps la présence d’un artiste dans un lieu.

Certains d’entre vous utilisent régulièrement ces dispositifs financiers, mais beaucoup d’entre vous n’en ont jamais bénéficié. N’hésitez donc pas à vous en emparer et à prendre contact avec votre conseiller ou conseillère pour échanger en amont sur les possibilités concrètes d’un soutien de l’Onda.

En somme, pour travailler ensemble, c’est maintenant !

* Peut aussi s’appliquer à un compositeur ou plusieurs œuvres autour d’une même thématique.

À noter: pour l’ensemble de ces dispositifs, le calcul dépend du budget de la structure, du financement de l’État et du déficit.

 

La Lettre de l’Onda, #59, janvier 2018
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