Zoom sur…

Retrouvez ici régulièrement un éclairage sur les missions ou l’actualité de l’Onda, ainsi que les éditoriaux publiés dans notre newsletter, La Lettre de l’Onda.

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Et si
vous vous en empariez…

éditorial, janvier 2018

86% de ceux et celles d’entre vous qui bénéficient d’un soutien financier de l’Onda sont aidées au titre de la garantie financière. Un dispositif pilier de l’action de l’Onda en matière de diffusion, conçu il y a 40 ans pour aider à l’accueil d’un spectacle au sens « classique ». Parallèlement, d’autres dispositifs permettent de vous accompagner de façon spécifique, et financièrement incitative.

Parmi les dispositifs sur lesquels nous souhaitons ré-attirer votre attention :

La Convention de répertoire chorégraphique et la Convention musique s’adressent aux lieux pluridisciplinaires. Si vous envisagez d’accueillir plusieurs fois dans votre programmation un chorégraphe ou un ensemble musical*, vous pouvez bénéficier d’une aide financière de l’Onda « augmentée ». Par exemple, si le déficit financier est supérieur à 50% des dépenses artistiques, l’aide sera doublée par rapport à une garantie habituelle.

Avec le Dispositif d’aide à la diffusion chez les lieux coproducteurs, l’Onda porte une attention particulière aux lieux co-producteurs qui accompagnent des artistes et des spectacles et qui font, sur les premières diffusions, un effort particulier sur le nombre de représentations (ou temps de répétition supplémentaire). Si vous êtes co-producteur d’un spectacle, ce dispositif vous permet d’être éligible à une aide financière de l’Onda.

Dans le cadre d’un Projet de territoire (entendu comme projet de création à partir de collectage, ateliers, rencontres, impliquant la présence d’un artiste sur une durée longue et un territoire donné et reconductible sur un autre territoire) ou d’un Projet participatif (spectacle qui nécessite la présence de praticiens amateurs au côté des artistes-interprètes professionnels), l’Onda peut soutenir la diffusion de ces projets et prendre en compte les frais artistiques qui leurs sont spécifiques dans le calcul de la garantie financière.

Ces dispositifs ont été conçus pour vous accompagner financièrement sur des projets dont la diffusion bouscule le champ « classique » de la programmation de spectacles mais aussi pour encourager l’engagement des programmatrices et programmateurs qui travaillent à renforcer dans le temps la présence d’un artiste dans un lieu.

Certains d’entre vous utilisent régulièrement ces dispositifs financiers, mais beaucoup d’entre vous n’en ont jamais bénéficié. N’hésitez donc pas à vous en emparer et à prendre contact avec votre conseiller ou conseillère pour échanger en amont sur les possibilités concrètes d’un soutien de l’Onda.

En somme, pour travailler ensemble, c’est maintenant !

* Peut aussi s’appliquer à un compositeur ou plusieurs œuvres autour d’une même thématique.

À noter: pour l’ensemble de ces dispositifs, le calcul dépend du budget de la structure, du financement de l’État et du déficit.

 

La Lettre de l’Onda, #59, janvier 2018
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Des Ridas

éditorial, décembre 2017

Sur la carte des Rencontres interrégionales de diffusion artistique (Rida) en janvier-février : Saint-Valéry-en-Caux, Hédé-Bazouges, Gand, Sartrouville, la Martinique, la Guadeloupe, Paris, Bobigny.

Autrement dit un théâtre municipal-scène conventionnée, une scène de territoire pour le théâtre, un centre d’art labellisé « grande institution », un centre dramatique national, des scènes nationales, un théâtre national, une maison de la culture, des lieux ou festivals dédiés à un champ artistique ou à l’inverse pluridisciplinaires, pour certains dirigés par des artistes, équipés de salles qui peuvent accueillir de 100 à 1 200 personnes dans des villes qui comptent de 2 000 à 2 200 000 habitants. Ce début 2018 pourrait être exemplaire de l’attention que l’Onda porte à camper ses Rida dans des lieux diversifiés, que l’on raisonne en termes de géographie, d’équipes ou de projets de lieux.

L’Onda veille aussi à varier les formats de ses Rida. Tantôt rendez-vous spécialisé sur un champ artistique, tantôt rencontre revendiquant la pluridisciplinarité, format « longue durée » pour découvrir un environnement régional, accueillant présentations de projets d’artistes ou débats.

Multiplier les propositions c’est se rendre accessible au plus grand nombre d’entre vous, mais surtout au nombre le plus diversifié d’entre vous. Une façon, en somme, de faire jouer à plein la réciprocité et l’action mutuelle que porte le « inter » de nos Rida*.

*Rencontre interrégionale de diffusion artistique

Rida:
Cirque, Gand, Belgique, 16-17/01/2018
Pluridisciplinaire, Martinique et Guadeloupe, 20-28/01/2018
Danse, Paris, 25/01/2018
Pluridisciplinaire, Sartrouville, 30-31/01/2018
Pluridisciplinaire, Hédé-Bazouges, 2/02/2018
Internationale, Bobigny, 7/02/2018
Pluridisciplinaire, Saint-Valéry-en-Caux, 22/02/2018

et aussi Pow wow Europe, Tpam 10-18 février (dates à préciser)

En savoir plus

 

La Lettre de l’Onda, #58, décembre 2017
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Une étude sur la diffusion de la danse

éditorial, octobre 2017

Le déséquilibre entre le nombre de spectacles chorégraphiques créés chaque année et les débouchés offerts sur les plateaux va croissant. Et ce, en dépit d’une politique volontariste de soutien à la diffusion : hausse du nombre de scènes conventionnées en danse, aides aux résidences de chorégraphes, augmentation du nombre de festivals de danse…

Un chiffre circule même pour dire ce déséquilibre. Une création en danse serait en moyenne présentée 1,6 fois. Une donnée souvent accompagnée d’un certain nombre d’assertions : un nombre réduit de compagnies et de projets se partageraient les plateaux ; les compagnies étrangères seraient de plus en plus présentes ; la danse aurait du mal à trouver sa place dans le réseau pluridisciplinaire ; les pièces pour grand plateau tourneraient moins ; la danse devrait trouver d’autres espaces de présentation ; les actions artistiques occuperaient une place de plus en plus importante…

La dernière étude sur la diffusion de la danse en France remonte aux années 1990 et il nous a paru important de mener un travail de recherche, quantitatif et qualitatif, afin d’apprécier à l’aune de ces données actualisées les observations qui circulent sur la diffusion des œuvres chorégraphiques.

L’Onda est ainsi le chef de file d’une enquête qui, à ce jour, associe une équipe de recherche universitaire, coordonnée par Daniel Urrutiaguer – Université Lyon 2, des représentants du ministère de la Culture (Inspection danse, Délégation danse – DGCA), de l’Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN), de l’Association des centres de développement chorégraphique nationaux (A-CDCN), du Centre national de la danse (CND), de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC).

L’objectif de l’étude est de comprendre l’état des circuits de diffusion des spectacles chorégraphiques et des actions artistiques liées afin d’analyser les freins autant que les conditions favorables à la circulation des œuvres.

 

La Lettre de l’Onda, #56, octobre 2017
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Exerçons notre curiosité

édito, septembre 2017

Sarajevo ouvre notre calendrier 2017-2018 de Destinations à l’international.
Ville de tradition multiculturelle séculaire, devenue ville martyre des guerres des Balkans dans les années 90, aujourd’hui capitale d’un pays profondément divisé, Sarajevo a su conserver son esprit de résistance et sa créativité. Cette Destination, en s’appuyant sur le festival international MESS, l’un des plus importants de la région, nous fera découvrir des artistes et structures qui imaginent des façons inédites d’inscrire leurs actions et projets dans la ville et sortent de leur isolement pour façonner une nouvelle vie commune.

Au-delà de la seule motivation artistique, le choix d’une Destination Sarajevo reflète notre volonté de vous proposer quelques jours d’immersion dans des environnements qui puissent inciter à élargir le regard que nous portons sur nos pratiques professionnelles et, peut-être, inspirer d’autres façons de faire.

Sans perdre de vue la priorité qui reste le repérage artistique, l’Onda travaille à faire exister plus fortement, dans son programme de rencontres et de voyages, une forme d’apprentissage de terrain, par l’action. Pour chaque ville, région ou pays, nous imaginons un programme qui articule des spectacles avec des visites d’espaces de travail ou de présentation, des rencontres avec des professionnels locaux, programmateurs et programmatrices, artistes, responsables politiques ou associatifs, avec la volonté de mieux appréhender le contexte dans lequel une programmation artistique peut se déployer.

Notre idée c’est que nous puissions, vous autant que nous, revenir avec des contacts, des spectacles, des idées de projets, de pratiques qui germeront à plus ou moins long terme, dans les saisons à venir…

 

La Lettre de l’Onda, #56, octobre 2017
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Prologue

série photo pour l’Onda, par Pierre Hybre, 2016

L’Onda passe régulièrement commande de séries photographiques à des artistes en leur proposant de poser leur regard sur le spectacle vivant. À découvrir en fond d’écran de notre site.

Avec nos remerciements aux artistes et leur équipe : Nadia Beugré, Amala Dianor, Groupe Bekkrell, Milo Rau, Tricollectif, Élise Vigneron, ainsi qu’aux lieux qui ont accueilli les prises de vue : Arsenic – Lausanne, Centquatre – Paris, Espace 600 – Grenoble, La Générale – Paris, Pole Sud – Strasbourg, Théâtre de Lorient.

Les précédentes commandes photo sont à découvrir ici.